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4 mars 2026 – Communiqué de la Fédération des familles pour la paix mondiale et l’unification


Le Japon porte un coup historique à la liberté religieuse :
la Fédération des familles japonaise dissoute malgré l’absence de condamnation pénale

Dans une décision historique — et profondément troublante —, la Haute Cour de Tokyo a confirmé aujourd’hui l’ordre du gouvernement de dissoudre la Fédération des familles pour la paix mondiale et l’unification (FFWPU) au Japon, anciennement connue sous le nom d’Église de l’unification, fondée par Sun Myung Moon (1920-2012).

Avec effet immédiat, cette organisation religieuse perd son statut juridique en vertu de la loi japonaise sur les organisations religieuses. La liquidation forcée de ses actifs peut désormais avoir lieu.

Cela marque une étape sans précédent dans l’ère constitutionnelle d’après-guerre du Japon :  pour la première fois, une organisation religieuse majeure a été effectivement rayée de la carte en tant qu’entité juridique, sans qu’aucune condamnation pénale n’ait été prononcée à son encontre.

Il ne s’agit pas d’une mesure administrative courante. Il s’agit de la sanction la plus sévère prévue par la loi japonaise, qui prive une communauté religieuse de son existence institutionnelle. Dans les démocraties fondées sur l’État de droit, une mesure aussi extrême exige un niveau de preuves et de justification extrêmement élevé. De nombreux juristes, défenseurs des droits de l’homme et observateurs internationaux estiment que ce niveau n’a pas été atteint dans le cas présent.

Aucun crime prouvé, pourtant une mort institutionnelle imposée 

Le tribunal n’a trouvé aucune culpabilité pénale de la part de la Fédération des familles. La dissolution repose plutôt sur des allégations de préjudice à un « bien-être public » imprécis et de violations de « normes sociales » vaguement définies, des critères bien en deçà de ceux requis pour engager la responsabilité pénale.

Cela crée un dangereux précédent : un organisme religieux peut être démantelé administrativement, sur la base de plaintes civiles s’étendant sur plusieurs décennies, sans les preuves rigoureuses exigées par un procès pénal.

Pressions politiques après l’assassinat de l’ancien Premier ministre Abe

La question a explosé au grand jour après l’assassinat de l’ancien Premier ministre Shinzo Abe en 2022. L’auteur du crime, Tetsuya Yamagami, a invoqué des griefs personnels liés aux dons de sa famille à l’Église. Le tribunal a tenu Yamagami pour seul responsable et l’a condamné le 21 janvier 2026 à la prison à vie. Aucune preuve ne reliait l’organisation religieuse au meurtre.

Pourtant, la tempête médiatique et les réactions politiques qui ont suivi ont créé une pression intense. En quelques mois, le gouvernement a lancé une procédure de dissolution, une séquence que les critiques qualifient de réactive plutôt que strictement légale.

La journaliste d’investigation Masumi Fukuda a produit un reportage novateur qui remet en question les éléments clés du discours dominant, soulignant le parti pris des médias, la sélection des preuves et la marginalisation des voix dissidentes. Son travail soulève de sérieuses questions quant à la possibilité d’appliquer pleinement les garanties procédurales dans un climat aussi polarisé.

« Nous n’avons commis aucun crime » 

Le président de la FFWPU Japon, Masaichi Hori, a répondu avec détermination : 

« Nous n’avons commis aucun crime en tant qu’organisation religieuse. Nos membres sont des croyants sincères qui pratiquent leur foi pacifiquement et s’efforcent de contribuer positivement à la société. Nous regrettons profondément cette décision extrême imposée sans condamnation pénale. Nous continuerons à défendre nos convictions de manière légale et pacifique, convaincus que la vérité et la justice finiront par prévaloir. »

Conséquences humaines de cette dissolution : un véritable désastre 

Au-delà des abstractions juridiques, il y a des dizaines de milliers de citoyens japonais ordinaires : 

– Des familles qui prient et construisent leur vie ensemble 

– Des bénévoles qui soutiennent des programmes de service communautaire 

– Des enfants dont la foi façonne leurs valeurs et leur sentiment d’appartenance 

La dissolution a pour conséquences : 

Depuis 2022, les croyants subissent déjà une discrimination croissante, l’ostracisme social et, dans certains cas déchirants, des brimades vicieuses à l’encontre des enfants. Cette décision risque de renforcer et d’amplifier ces souffrances, transformant une perte juridique abstraite en difficultés humaines concrètes.

Un précédent qui devrait alarmer toutes les démocraties et religions

Le Japon est un modèle de démocratie constitutionnelle stable, avec des protections solides de la liberté de religion en vertu de sa Constitution et de l’article 18 du Pacte international relatif aux droits civils et politiques (PIDCP). Ces garanties protègent non seulement les convictions personnelles, mais aussi le droit collectif des communautés à s’organiser, à pratiquer leur culte et à maintenir leur existence légale.

Lorsqu’un groupe religieux peut être dissous sans condamnation pénale, sur la base d’arguments vagues liés au « bien-être public », le précédent a des répercussions bien au-delà d’une seule organisation. Il met à l’épreuve la résilience des droits des minorités dans toute démocratie.

Comme nous l’a rappelé avec force le Mahatma Gandhi, la véritable force morale d’une nation se révèle dans la manière dont elle traite ses minorités les plus vulnérables.

Les yeux du monde entier – et de l’histoire – sont désormais tournés vers les institutions démocratiques japonaises. Vont-elles respecter les normes les plus élevées en matière de liberté religieuse et de procédure régulière, ou cette décision marquera-t-elle le début d’une érosion inquiétante ?

Pour plus d’informations ou pour des interviews, veuillez contacter :

En France : Rafael Guignard, Tél. +33 6 98 29 41 30, Courriel : rafaelguignard.um@gmail.com

En Belgique : Hugo Veracx, Tél: +32 488760357, Courriel : Hugo.veracx@gmail.com 

En Suisse : Radomir Stantchev, Tél: +41 77 426 36 6, Courriel : rstantchev1995@gmail.com 

Au Luxembourg : Brigitte Galois, Tél: +352 691 237 400, Courriel : absillitoe@fupaix.org

12 octobre 2023 – Communiqué de la Fédération des familles pour la paix mondiale et l’unification


Le jeudi 12 octobre, le ministère japonais de l’Éducation, de la Culture, des Sciences et de la Technologie (MEXT) a demandé au tribunal de district de Tokyo une « ordonnance de dissolution contre la Fédération des familles pour la paix mondiale et l’unification du Japon » (FFPMU-J). Aussitôt, les défenseurs des droits humains du monde entier ont contesté cette décision. Rejoints par des personnalités du monde politique et religieux, ils soupçonnent le Japon de transgresser sa Constitution et de défier les conventions internationales sur les droits humains et les libertés religieuses.

Le gouvernement conservateur japonais a en fait cédé aux pressions exercées par le parti communiste japonais et d’autres groupes anti-unificationnistes. Ceux-ci ont déclenché une tempête médiatique sans précédent après l’assassinat du Premier ministre japonais Shinzo Abe, le 8 juillet 2022. Le meurtrier avait motivé son crime par sa haine anti-unificationniste. La presse a réussi le tour de force de renverser les rôles, exonérant le meurtrier, voire justifiant a posteriori son acte, tout en déchaînant ses critiques contre un mouvement notoirement respectueux des lois et des autorités.

La Fédération des familles pour la paix mondiale et l’unification en France appelle chacun à défendre la liberté religieuse. Que la liberté de croyance et d’expression d’un seul soit remise en question, et c’est la liberté de tous qui est soudain menacée.